Dans une tournure surprenante des événements, General Motors (GM) semble s’éloigner de sa stratégie agressive du tout électrique pour Cadillac en faveur de la prolongation de la durée de vie de ses véhicules à essence. Cette décision signale un changement plus large au sein de l’industrie automobile, car l’adoption des véhicules électriques par les consommateurs ne correspond pas tout à fait aux projections initiales.
Le catalyseur de ce changement est l’annonce de Cadillac selon laquelle elle développera une nouvelle génération de sa berline CT5, défiant les plans antérieurs visant à rendre la marque entièrement électrique aux États-Unis (à l’exclusion de l’Escalade). Il est intéressant de noter que cette décision s’accompagne d’une mise en garde selon laquelle la plus petite berline CT4 sera abandonnée à la mi-2026.
Le cœur du renouveau de l’essence de Cadillac réside dans une plate-forme connue sous le nom d’Alpha 2-2, une version mise à jour de l’architecture à propulsion arrière qui sous-tend actuellement les berlines CT4 et CT5, ainsi que la Chevrolet Camaro récemment abandonnée. Cela suggère que GM pourrait ne pas abandonner complètement sa marque emblématique de muscle car.
Bien qu’aucune date de lancement officielle n’ait été fixée pour la nouvelle CT5, son arrivée devrait remplacer le modèle actuel dont la production devrait cesser en 2026. La prochaine berline continuera probablement à offrir une gamme d’options de groupes motopropulseurs (moteurs à quatre, six et huit cylindres), culminant avec la haute performance CT5-V Blackwing avec son puissant V8 suralimenté de 6,2 litres.
Ajoutant encore de l’huile sur le feu des spéculations, des sources proches de GM Authority révèlent qu’un deuxième véhicule basé sur cette plateforme Alpha 2-2 est également en développement. Même si les détails restent secrets, plusieurs possibilités émergent. Le candidat le plus évident est une Chevrolet Camaro de septième génération, bien que des itérations électriques ou un SUV portant l’insigne Camaro soient encore envisageables.
Compte tenu de l’accueil mitigé réservé à la Dodge Charger 100 % électrique, il semble que les consommateurs américains ne soient pas prêts à adopter pleinement les pony cars alimentés par batterie. Un successeur à essence de la Camaro de sixième génération pourrait s’avérer plus acceptable.
Une autre perspective intrigante est un coupé CT5 ressuscité. Bien que Cadillac n’ait pas proposé de modèle à deux portes depuis l’abandon du coupé ATS en 2019, un coupé sport à propulsion arrière construit sur la plate-forme Alpha 2-2 pourrait se tailler une niche dans un segment de marché en diminution.
L’idée la plus ambitieuse concerne peut-être un SUV Cadillac à traction arrière/intégrale, un successeur spirituel du SRX original. Cette option nécessiterait un investissement conséquent pour adapter la plateforme Alpha, principalement destinée aux berlines et aux coupés. GM pourrait opter pour ses plates-formes existantes à traction avant et à traction intégrale comme le VSS-S (que l’on retrouve dans des véhicules comme le Chevrolet Equinox et le Traverse) s’il souhaite explorer de nouveaux VUS à essence sous la bannière Cadillac.
Malgré cette orientation vers les véhicules à essence sur le marché américain, Cadillac continue de doubler sa mise sur les véhicules électriques en Australie. La marque a réintégré le marché australien plus tôt cette année avec le SUV électrique Lyriq, suivi des SUV électriques plus petits Optiq et plus grands Vistiq dont le lancement est prévu l’année prochaine.
GM a choisi d’importer le GMC Yukon Denali comme son offre V8 à trois rangées en Australie au lieu du Cadillac Escalade, étroitement lié, en raison de la stratégie de Cadillac Australie uniquement pour les véhicules électriques. Cette décision met en évidence l’approche nuancée adoptée par GM, équilibrant les demandes des consommateurs et les réalités du marché tout en naviguant dans une transition complexe vers l’électrification.
