Pendant plus de trois décennies, depuis le 19 février 1992, une chronique hebdomadaire est restée constante : « My Week In Cars ». L’auteur, Steve Cropley, revient sur l’attrait durable de ce long métrage de longue date et sur ses origines surprenantes.
La longévité inattendue d’une chronique personnelle
La persistance de la chronique n’est pas seulement une question d’habitude ; il s’agit d’une connexion profonde, presque primale, avec le public. Cropley reconnaît franchement le privilège d’avoir une plate-forme dans une publication respectée comme Autocar pour partager ses expériences personnelles. Il ne s’agit pas d’une complaisance égoïste, mais de la continuation d’une tradition qui remonte aux chroniqueurs automobiles influents du passé.
Le pouvoir d’une seule voix : l’héritage de Bill Tuckey
L’auteur attribue au chroniqueur automobile australien Bill Tuckey une influence formatrice. En tant que jeune lecteur ayant grandi dans une ville australienne isolée dans les années 1960, Cropley a trouvé l’écriture de Tuckey captivante. Le style direct et conversationnel du chroniqueur lui semblait personnel et a inspiré une fascination permanente pour le média.
“Tuckey est la raison pour laquelle je n’ai pas aussi bien réussi à l’école que j’aurais pu. J’étais trop occupé à lire ses articles et ses chroniques sous le bureau.”
Cette anecdote illustre le pouvoir d’un écrivain fort à captiver un public, même au détriment de ses activités académiques. Cropley confirma plus tard l’influence de Tuckey en personne, suscitant une réaction modeste mais satisfaisante.
Une suite moderne : le podcast et l’écriture collaborative
La tradition s’étend à une nouvelle génération. Cropley note que son collègue contributeur Autocar, Matt Prior, partage le même enthousiasme pour la rédaction d’articles, comme en témoigne leur podcast commun, « My Week In Cars ». Le podcast renforce leur dynamique simple, commençant souvent par des idées vagues qui évoluent vers des morceaux raffinés.
La joie du processus
Malgré les délais occasionnels et la pression de fournir du nouveau contenu, Cropley et Prior ne manquent jamais une chronique, que ce soit en vacances ou autre. La raison n’est pas la peur de la compétition, mais le plaisir réel. Le rituel hebdomadaire reste un moment fort, prouvant que les liens personnels dans le journalisme automobile sont loin d’être obsolètes.
Les trente-quatre années de travail de l’auteur avec « My Week In Cars » démontrent la puissance durable d’une chronique personnelle bien exécutée. Le format, né au milieu du XXe siècle, continue de trouver un écho auprès du public moderne en raison de son authenticité et de son lien humain.






















